Tout d'abord un peu d'histoire...
Il y a quelques millions d'années, notre pays était recouvert par la mer (vestiges à la Molière), puis par des glaciers. Dès la libération de la terre,les hommes primitifs furent attirés par cette contrée.
Entre 3200 et 2500 environ avant J.-C., les «hommes des cavernes» habitèrent les grottes du vallon des Vaux, où ils ont laissé de nombreux vestiges.
Puis, ce sont les lacustres qui bâtirent leurs huttes sur les rives du lac. On y trouve d'innombrables témoins: objets, ustensiles, outils, parures.
Une pirogue lacustre a été trouvée en 1919 entre Cheyres et Yvonand; elle est déposée musée cantonal à Lausanne.
Les Celtes, puis les Helvètes succédèrent aux lacustres jusqu'au début de l'ère chrétienne (tombes helvètes à Niédens).
Puis les Romains conquirent le pays. Ils construisirent des routes, comme celle d'Yverdon à Avenches, des villas richement décorées, des fortifications.
On a retrouvé des sculptures, des colonnes, des mosaïques.
En 1778, à la Baume, entre Yvonand et Cheyres, on fit la découverte d'une mosaïque remarquable, formée par environ 800'000 petits cubes de 9 mm de côté.
Elle était faite de marbre de différentes couleurs, de pierres dures et d'émaux.
Cette mosaïque représentait Orphée assis au pied d'un arbre, ayant devant lui un lion et un écureuil accroupis; des oiseaux étaient autour de lui.
Toutes les précautions prises, pour conserver cette mosaïque furent inutiles. Des campagnards de la contrée crurent qu'elle recouvrait un trésor,
car des monnaies à l'effigie de Vespasien et quelques autres personnages avaient été découvertes à cet endroit.
Ils la détruisirent pendant la nuit.
1235 Yvonant, actuellement Yvonand.
Quant à l'Eglise, elle apparaît au début du XI siècle avec ses terres et ses biens.
Elle appartint au comte de Vaud. Le 18 janvier 1010, le roi Rodolphe lll la confisque et en donne la moitié au domaine de l'Evêque de Lausanne;
il donne l'autre moitié le 24 avril 1011 à la reine Ermengarde qui, à son tour, doit la céder à l'évêque. Celui-ci la conservera jusqu'en 1536.
En 1512, le curé Nicolas Gachet reçut du pape Jules II une bulle (lettre d'indulgence) qui disait ceci :
les évêques et les cardinaux de Rome écrivirent au curé Gachet et aux fidèles de l'Eglise St-Ours d'Yvonand pour leur dire qu'ils devaient vénérer leur Eglise.
Ils devaient faire des dons afin que l'Eglise soit maintenue en état et s'y rendre à des dates précises. Cette bulle est déposée aux archives cantonales
(copie demeure aux archives communales).
En 1532, les gens d'Yvonand brisèrent les autels et adoptèrent la Réforme prêchée par Froment. Quelques catholiques transportèrent en secret la
«Vierge ouvrante» à Cheyres. C'est une relique précieuse qu'on peut encore admirer. Dès 1536 et jusqu'en 1798, Yvonand relève directement du bailli de Grandson,
tantôt bernois tantôt fribourgeois. Yvonand formait avec les hameaux de La Mauguettaz et Niédens une métralie dépendant du bailliage de Grandson;
elle possédait la cour de justice, composée d'un lieutenant, de 12 justiciers et un crucial, nommés par le bailli.
à la seule ville de Berne ou au Seigneur de Vuissens. La commune était administrée par 2 gouverneurs, un Conseil des 17 et un Conseil des 24.
Au début du XVIIe, siècle, le village fut dévasté par une terrible épidémie de peste. La lèpre a aussi fait des ravages à cette époque.
Un registre des baptêmes fut tenu dès 1618, des mariages dès 1623 et des décès dès 1742. En 1748, la vieille Eglise de St-Ours fut démolie et remplacée par
un édifice nouveau (le Temple actuel).
La chapelle catholique elle, date de 1965. Année de construction de la grande salle: 1927. Celle-ci a été l'objet de rénovations et transformations en 1987,
afin d'y recevoir les véhicules et matériel des sapeurs-pompiers (sous-sol), la bibliothèque publique, diverses activités artisanales et l'atelier «Brin d'herbe».
Une nouvelle salle, la salle polyvalente, a été réalisée en 1980. Elle couvre une surface de 1241 m2. Version théâtre 580 places avec scène hydraulique
de 14 x 10 m. Version congrès 550 places. Version sport 27,3 x 18,3 m. Buvette avec plus de 100 places. Divers locaux complètent cet édifice.
Un témoin, vénérable du XV siècle: un vieux tilleul qui a disparu en 1937. Il avait environ 400 ans.
La route du lac, vers Yverdon date du début du siècle. La ligne ferrée Payerne-Yverdon, fut inaugurée le 1er février 1877 et électrifiée dès le 31 juillet 1945.
Aujourd'hui, la commune compte environ 2400 habitants appelés les «Tapa-Sabllia». Elle a toujours compté d'excellents artisans.
Un jeune technicien installa l'électricité au Moulin au moyen d'une turbine, au début du siècle.
Un descendant d'une vieille famille d'Yvonand (Failloubaz) devint pionnier de l'aviation.
Le docteur Gallandat fut célèbre en son temps; une rue d'Yvonand porte son nom en sa mémoire.
Les armoiries
D'or au chêne de sinople, fruité d'or, mouvant d'un mont à cinq coupeaux du second, accosté de deux étoiles d'azur et abaissé sous une balance degueules tenue par une dextre de carnation vêtue d'azur.
L'Eglise de ce village est déjà citée en l'an 1010 comme propriété royale. Le territoire suivit les destinées de la seigneurie de Grandson dont il relevait.
La commune a conservé comme armoiries un écusson figurant sur un ancien poinçon qui pourrait dater du XVIIe siècle. Les émaux sont du XXe siècle.
Vous pouvez obtenir plus d'informations sur notre commune en consultant le site internet officiel
![]()
Textes et photos : © Commune d'Yvonand
| Suivant > |
|---|


















